Le lithophone : bien avant les Rollig Stones…

Vous avez envie de fêter la musique mais n’avez point d’instrument ? Faites comme Dame Eleonor à Ethni’cité ou comme nos ancêtres du néolithique : improvisez-vous lithophoniste….

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Prenez de longues pierres de différentes tailles, que vous appellerez phonolithes, et suspendez-les ou posez-les à même le sol. Il vous suffira en suite de les percuter à l’aide de baguettes ou de simples cailloux pour que de cet instrument émanent de doux cliquetis…

avataraspx.jpgL’utilisation de cet instrument remonterait à la préhistoire (-3 000 ans), suite à découverte en 1949 de plaques de pierres dans le site archéologique de Binh Da au Vietnam. À la fin des années 80s, d’autres plaques de lithophone (environ 200)  furent découvertes dans cette région. Ces ensembles comprenaient entre 3 et 15 barres. Mais rendez-vous compte : l’un d’eux comportait 8 lames, allant de 52.5 de long pour 4kg5 pour la plus petite, à 95 cm de long, 17 de large, 3,5 d’épaisseur pour 12kg5 pour la plus grande! Pas évident à trimballer pour les saltimbanques de l’époque…

 

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Galet météo de la Réunion

Bien plus fiable que la grenouille dans son bocal, plus léger qu’une sation, le galet météo est à consulter absolument avant de mettre le nez dehors…

mto.jpgGalet humide : Pluie

Galet sec : Pas de pluie

Ombre portée : Soleil

Tâche blanche dessus : Neige

On ne voit pas le galet : Brouillard

Le galet balance : Vent

Il saute de haut en bas : Seïsme

Il n’y a plus de galet : On vous l’a volé ! (ça c’est la version italienne)

Ils sont vraiment trop forts, ces réunionnais…



Les Dents du Dragon de Bach

Au coeur du site des Phosphatières de Bach se cache… un dragon. Oui oui, un dragon de pierre, avec la gueule grande ouverte, qui laisse apparaître ses crocs pointus.

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Contrairement à celles qui stagnent sur les plages de la mer du Nord et de la Manche (qui sont en fait des blocs de pierre plantés dans le sable des plages destinés à entraver la progression des chars et autres engins motorisés), les dents de dragon des phosphatières sont le résultat d’un phénomène géologique naturel.

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Evidement, il nous faut pour cela remonter dans le temps et atterrir in the Lot il y a 30 M d’années. A l’époque, l’endroit jouissait d’un climat tropical, avec une forte humidité constante et des pluies chaudes, qui ont provoqué une érosion dite « de surface ». On pourrait comparer la chose aux mêmes dents qui se trouvent à l’autre bout de la Terre, en Chine, qui bénéficie du même type de climat, car c’est ce même phénomène d’érosion qui y a sculpté les paysages escarpés que l’on retrouve souvent représentés dans les estampes.

 

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Le Rocher d’Or

Le Rocher d’Or, ou Pagode de Kyaiktiyo est l’un des hauts lieux de pèlerinage du Myanmar (nom officiel de la  Birmanie), 190km à l’est de Yangon.
2500459267fe0d6fd2f8.jpgCet énorme rocher d’environ 6 m de diamètre, posé en équilibre à 1 200 m d’altitude et coiffé d’un petit stûpa de 7,3 m de haut, tiendrait selon la tradition dans cette situation grâce à un cheveu de Bouddha placé à cet endroit par deux nats (esprits) il y a 2 500 ans.

Les bouddhistes concidèrent le phénomène comme un miracle, et les pélerins (au masculin, car les femmes n’ont le droit ni de le toucher, ni de s’en approcher) le recouvrent de feuilles d’or, car ils affirment qu’il n’y a rien entre le rocher et la base sur laquelle il repose. Un expérience très sérieuse a été réalisée il y a déjà quelques années : on a fait passer un filin sous le caillou, ce qui prouva que celui-ci était bien isolé du reste de la falaise… Magique !





Rendez-vous du Caillou : Les Phosphatières (2)

La nature n’a pas travailler toute seule à combler les phosphatières (comme expliqué sur le shéma ci-dessous -cliquez pour l’agrandir…) : les bergers y jetaient leurs bêtes crevées ; les riverains, ainsi que certaines communes voire des industriels, s’en servaient pour se débarrasser des encombrants ou de leurs matériaux de construction, de leurs ordures ménagères, ou d’autres déchets (hydrocarbures par exemple) ; les eaux usées de certains particuliers s’y sont parfois écoulées…
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Heureusement, grace à l’initiative de quelques amoureux du caillou (voir Rendez-vous du Caillou : Les Phosphatières (1)) et avec l’aide d’une poignée de locaux reconvertis en termites géantes grâce aux combis-gants-casques fournis, le nettoyage fut bientôt fait….

dscf1429.jpgA l’arrivée, après avoir visité les stands d’information et vu l’expo de photos, il suffisait de s’inscrire auprès de l’aimable Dame Delphine qui fournissait l’équipement nécessaire. En suite, deux ateliers vous étaient proposés : extraction ou tri des déchets…

dscf1436.jpg dscf1441.jpgL’extraction au fond du trou par une première équipe de termites était un peu comme une chasse au trésor, où chaque découverte donnait l’occasion de commentaires loufoques (« Cherche deuxième sandale en 39 ! » « Faut partir en course : y’a plus rien dans la porte du frigo ! » « Notre ancètre n’était pas Lucie : c’était le Grand-Schtoumph! »… ), preuve que l’on a encore en nous une bonne part de Gaulois et de son emblème : tel le coq, on est encore capable de bien rigoler les deux mains dans la m…

dscf1452.jpgEn surface, une deuxième équipe, avec grue et tracteur, remontait les énormes sacs et autres débrits encombrants pour les donner à la troisième équipe : le tri sélectif. Là, même les enfants s’en sont donné à coeur joie, et pour eux, impossible de se tromper de benne : moulte jeux sur le thème leur avaient été proposés à l’entrée du site !

Le prochain rendez-vous ? Sans doute l’année prochaine…

 

 



Rendez-vous du Caillou : Les Phosphatières

PARTICIPEZ A LA DEPOLLUTION DES PHOSPHATIERES DU MAS DE GOT

phosphatierepano1.jpgVous avez entendu parler des phosphatières sans vraiment connaître leur histoire ? Vous avez envie de mieux comprendre comment fonctionne un massif karstique et les eaux souterraines sous le causse ? Vous souhaitez participer et agir en faveur de la réhabilitation d’un site naturel ?N’hésitez plus à vous joindre aux spéléologues, géologues, paléontologues et amoureux de la nature en participant au nettoyage des phosphatières du Mas de Got. L’aide de tous est bienvenue !

Au programme :
- Ateliers de dépollution : nettoyage et tri
- Animations pour petits et grands : les phosphatières et le karst
- Stands et expositions
Equipement fourni (sur-combinaison, gants…). N’oubliez pas vos bottes !

Les Comités Régional et Départemental de Spéléologie (CSR et CDS), l’Association des Phosphatières du Quercy, l’Association de Défense de l’Environnement du pays de Lalbenque (ASEL), la commune de Bach, la Communauté de Communes du Pays de Lalbenque et le Parc naturel régional des Causses du Quercy se sont associés et mobilisés pour vous proposer ces deux jours éco-citoyens, avec le soutien de nombreux autres partenaires publics et privés à découvrir le jour de l’action.

 Samedi 28 mars, à partir de 14h00 et dimanche 29 mars à partir de 10h00 à Bach (fléchage depuis le village)

cartephosphatierebach.jpgPour en savoir plus sur l’histoire et l’intérêt scientifique des phosphatières, rendez-vous sur le site naturel exceptionnel des Phosphatières du Cloup d’Aural à Bach, à partir du samedi 4 avril 2009 avec 2 visites guidées à 15h00 et 16h30, tous les jours jusqu’au 3 mai. De nombreuses autres visites auront lieu toute la saison jusqu’au 4 novembre 2009 inclus. Rens. au 06.03.93.45.91 ou www.phosphatieres.com



Le Caillou a rendez-vous avec Vénus

dscf9646.jpgAujourd’hui, la Lune a rendez-vous avec Vénus (ou étoile du Berger, ou étoile du Nord, ou encore Vénus la bergère du nord) pour un des plus beaux moments astronomiques. Ce phénomène sera visible à l’oeil nu si les nuages décident de nous lâcher un peu. Vers 16h45, lorsque le soleil glissera sur l’horizon, le point brillant de Vénus disparaîtra derrière la Lune. Elle réapparaîtra ensuite à partir de 18h15 en bas à droite du croissant.
Mais ce n’est pas tout : Jupiter sera aussi de la partie pour former un triangle celeste de toute beauté !
Ces trois corps se retrouvent assez régulièrement mais sont souvent trop proches du Soleil, donc invisibles, c’est donc une chance : d’après Jack Horkheimer, directeur du Miami Space Transit Planetarium, la prochaine rencontre devrait se faire dans 44 ans, le 18 novembre 2052 (pensez à m’offrir un calendrier pour mes 75 ans !)…

<- Fichtre, que de temps elles mettent à recharger, ces piles ! Du coup, cette photo n’a été prise que… le lendemain !!! (pensez aussi, pour mes 75 ans, à m’offrir des piles…)



Stromatolithe, du caillou pour la vie !

C’est seulement vers 3,6 milliards (soit environ 1 milliard d’année après la formation du système solaire et de la Terre) que sont apparus, dans les océans, les tout premiers organismes vivants, les procaryotes, composés d’une seule cellule sans noyau.

stromatolithe1Les stromatolithes (du grec strôma, tapis, et lithos, pierre) étaient quant à eux des roches formées par des bactéries. Cette forme de vie (à peine plus complexe que les procaryotes), est en partie à l’origine de l’atmosphère que nous respirons : elle fabriquait de l’oxygène. Ces communautés, qui ont dominé la vie marine entre 3 500 et 500 Ma, ont aussi contribué à créer notre atmosphère, riche en dioxygène, et la couche d’ozone qui ont permis le développement d’une vie terrestre et océanique plus complexes.

Ce sont des structures sédimentaires feuilletées, lentement créés au fil du développement des colonies de microbes.

schéma croissance colonne hofman 1969

Leur formes diverses (horizontales, en dômes ou sphériques), leur taille (allant de quelques millimètres à presque 1 m de diamètre) et leur densité, varient selon les sites géographiques, et localement selon un gradient de profondeur, le sens du vent et des vagues. Selon les cas l’intérieur, du stromatolithe peut être quasi-plein ou laisser une quantité significative de vides, dans lesquels d’autres bactéries ou organismes peuvent trouver abri. Elles ont été à l’origine de puissants récifs ou massifs calcaires ou dolomitiques imposants.

dyn010original800600jpeg250811554a4d11d6354e389c1a318d3fd5c7cfe.jpgL’apparition de formes de vie plus complexes tels que les mollusques, les crustacés et les vertébrés vers la fin du Précambrien et le début du Cambrien annoncent leur déclin ; mais des structures similaires continuent à se construire actuellement. On en trouve en quelques points du globe (en Australie, aux Bahamas, en Chine…), tous caractérisés par des eaux chaudes (27 à 35 °C).



Troglo, dites !

L’espace souterrain est certainement la forme la plus ancienne de l’habitat humain. A la préhistoire déjà l’Homme utilisait des cavités naturelles pour s’abriter, certainement attiré par leur sol tendre et peu humide, ou tout simplement parce qu’il lui arrivait de manquer de bois et de végétaux de construction. S’inspirant des aspérités de la roche, l’Homme muni de silex y trouvera un moyen d’expression pour décrire son quotidien dans le calcaire tendre et friable, et créera ainsi la gravure…

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Puis il en vint durant l’Antiquité à l’ excavation volontaire du caillou, creusant horizontalement dans les flancs de falaises des espaces plus confortables, de façon artisanale. Certains de ces édifices étaient de véritables palais (comme la Cité troglodytique de Petra, 7ème merveille du monde, oui Madame) où l’on prolongeait parfois les entrées naturelles par des constructions. Mais ces habitations ne purent se maintenir que dans les pays où cette architecture répondait aux contraintes du climat, ou l’eau ne faisait pas défaut et bon nombre de ces cités troglodytes furent abandonnées.

dscf8487bis.jpgAu moyen age, certains y verront des emplacements d’un interêt plus stratégique : souvent en hauteur donc dominant la plaine, avec de vastes pièces mais de minuscules entrées, leurs pièges et leurs tunnels, ces cités devinrent des forteresses de choix pour les paysans qui s’y repliaient. Ainsi, en cas d’attaque, ils se réfugiaient au premier étage, emmenant femmes, enfants, mais aussi récoltes et bétail, avant de condamner les entrées et de laisser leurs assaillants se faire prendre dans les pièges installés au rez-de-chaussée. Il est une cité du genre à Saint-Rémy-sur-Creuse, Ethni’cité, que j’ai eu le plaisir il y a quelques jours déjà de visiter, et qui montre bien l’interêt que l’on pouvait avoir pour le lieu : Richard Coeur de lion en personne, trouvant le site parfait puisque surplombant le royaume de Philippe Auguste, roi de France, et protégé par le rempart naturel que formait la Creuse, y fit construire son château afin de contrôler le trafic d’hommes et de marchandises sur la rivière…

troglodyte.jpgCette cité restera au XVIIIème siècle le refuge des tisserants de chanvre, dont on peut découvrir la vie lors de visites accompagnées par la douce Eléonore de Carloy, en se faufillant entre sources et bananiers (si si, des vrais, et avec des bananes, Monsieur!). Allez-y absolument : c’est un lieu très vivant et tout à fait charmant, c’est forcément tout près, en tout cas relativement pas très loin, assurément trop glodyte…

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Ci dessus un système ingénieux pour compter les mêtres de tissus confectionnés : au bout d’1 mêtre, le tisserant introduisait un bâton dans un des trous du lot de gauche, en descendant. Au bout de cinquante, il en mettait un dans le lot de droite, en haut. Le premier ordinateur…

De tels habitats sont d’ailleurs encore très prisés : leurs propriétés thermiques (l’amplitude de température journalière est totalement ignorée, et ne varie qu’en fonction de la nature du sous-sol plus ou moins isolant, de son épaisseur et de son exposition), leur charme et leur pittoresque en font, encore aujourd’hui comme à Matmata en Tunisie (Gilles, « avec son professionnalisme et toute son équipe vous attend.A bientôt …  » pour vous emmener en quad voir de magnifiques photos…Merci Gilles), des demeures dignes d’un conte-de-fée…
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Pierre Percée de Gargantua (37)

Dans l’Indre-et-Loire, tout près de Draché (5 kms au sud de Ste-Maure), au lieu-dit « les Erables », se trouve la Pierre Percée, également connue sous le nom de Menhir des Arabes : la croyance populaire y verrait l’emplacement d’un cimetière de sarrazins. En son centre un trou naturel. Fut un temps lointain où il servait à sacrifier des victimes humaines, car on tranchait les têtes qui y passaient avec un couteau de sacrifice…

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Mais bientôt, Gargantua, dont le rôle était avant tout de faire oublier la culture celte et de christianiser les lieux de culte, fit de l’endroit le théâtre d’une autre légende : c’est de ce menhir (l’un des plus hauts de la région) dont le géant se servait de « quille », ou « bogue », et qu’il visait à partir de Crouzilles (pourtant à 15 km de là. Trop fort, le gars…). On le rebaptisa alors Quille, ou Bague de Gargantua. Peut-être est-ce pour cela que depuis les amoureux y viennent s’échanger des serments en passant par le trou leurs mains et un bouquet ?

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On dit aussi que les enfants qui y passaient la tête étaient protégés des écrouelles (ou scrofule, pathologie provoquant  infammation et abcès d’origine tuberculeuse). Avec tout ce que je fume, je n’ai donc pas hésité à y passer la mienne, ni à cueillir au pied du gros caillou un brin de plantain : si j’en crois toujours les croyances populaires, cette herbe me protègera des sorts et des mauvais esprits…

Un grand merci à Lady Anick pour la balade…

[Retrouvez d'autres sites gargantuesques d'Indre-et-Loire ici]



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