le Percnoptère, caillou au bec

vautour.jpgLe Vautour Percnoptère (Neophron percnopterus, pour les intimus), alias le percnoptère d’Egypte,  est un petit rapace (de 58 à 78 cm de taille, avec 1,6 à 1,8 m d’envergure pour 2 à 2,5 kg), qui aime nicher en moyenne montagne, à proximité des falaises.

On ne sait pas grand chose de ses migrations, juste que ce vautour de l’ancien Monde (Oiseau sacré dans l’Egypte antique) aime à se balader en Afrique autour du Sahara, en Asie de la Turquie jusqu’à l’Inde, en Europe Méridionnale. On le trouve donc en France dans les Pyrénées, où il est appelé le Marie-Blanque  (d’où le Col de Marie-Blanque, situé dans les P-A (64) sur la route entre la vallée d’Aspe et la vallée d’Ossau…), mais aussi en Provence, du mois d’Avril où Madame pond ses deux oeufs, au mois de Septembre lorsque les jeunes prennent leur envol et partent en quête de leur moitié (ils sont fidèles à vie)…

coup de caillou  son coté punk

Il peut se nourrir de tout, dépeçant des carcasses ou engloutissant des excrements (attention de mot du dimanche : il est coprophage). Mais ce que Môssieur préfère, ce sont les oeufs d’autruche. Pour en briser la coquille, il ne peut pourtant utiliser ni son bec crochu ni ses pattes, beaucoup trop faibles. Il est donc obligé d’utiliser un outil : uu hasard un gros caillou, qu’il lance très fort sur l’oeuf avec son bec…  Crrrack!

en volOn peut le voir à l’oeuvre, lors de spectacles avec des rapaces, comme au Rocher des Aigles, à Rocamadour, in the Lot. Le site est engagé dans un programme d’actions qui sont de protéger en les faisant connaître, d’aider à la reproduction, et de réintroduire en milieu naturel des espèces en voie de disparition. Il est à noter qu’en France, seulement 68 couples ont été recensés en 2005. L’espèce est inscrite sur la liste rouge de la faune menacée.

Mais si comme moi vous êtes trop impatient d’attendre la réouverture du site au mois d’Avil, vous pouvez toujours aller rencontrer un couple de ces bestioles peu farouches au Zoo de Gramat, toujours in the Lot…



Gargantua à Sérignac (in the Lot)

Il y a fort fort longtemps, un couple de géants, certainement Gargantua et son aimée, parcoururent le Lot avec dans l’idée d’édifier une église à Cambayrac. Arrivés en haut d’un champ, à Sérignac, très exactement au lieu dit des « Garroustes », ils purent enfin apercevoir le petit village (village pourtant situé à 13 km de là, mais ils ont de bons yeux, ces géants).

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Hélas, celui-ci était déjà pourvu d’un édifice du genre. Les bras leur en tombèrent et avec, les lourdes pierres qu’ils trimballaient. Ce tas de pierre forma ainsi un dolmen, autrement nommé le Tombeau ou Roc du Géant (Beaucoups de sites gargantuesques revendiquent la sépulture du géant. Nous, nous savons bien qu’elle n’est pas ici : il faudrait être complètement fada pour creuser un trou de la taille d’un géant dans tout ce caillou….). Aujourd’hui il n’en reste que des vestiges, car la table (la dalle supérieure) à malheureusement disparu.

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Mais vous pouvez toujours vous y rendre, et pour cela rien de plus simple :
dscf8378copier2.jpgRejoignez Sérignac en passant par Floressas. Arrivés à l’entrée du village, retournez-vous : vous apercevrez le point culminant du lieu. Coupez à travers champs et remontez en lisière de forêt : juste après la tranche creusée pour l’eau, caché dans les fourrés, vous verrez enfin le fameux édifice. Si vous êtes perdus, demandez au gentil Môssieur de la ferme des Garroustes. Il se fera un plaisir de vous en indiquer le chemin…

Aussi, on entend parfois certains habitants de Floressas, surement jaloux des gargantuesques cailloux de Sérignac, parler d’un autre tumulus ou de « pierres plantées » au lieu dit « Peyre Rouge ». Les gaulois y auraient fait des sacrifices humains, ce qui aurait donné à la terre sa couleur rouge… L’abbé Relhié (curé à Floressas de 1910 à 1916, qui, grâce à ses recherches, a laissé une monographie assez complète sur l’histoire de Floressas) refusa cette légende, et précisa qu’à Peyre Rouge, il n’a jamais eu « que d’énormes blocs erratiques de grés ferrugineux ; de tumulus, pas de traces »… Hum huuuumm…

Trouvez un site Gargantuesque près de chez vous dans « Gargantua, roi d’Utho…pic »



Sleeveface rue St-James

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Maria-Céline et Karen-Carmen l’avaient prédit : « Il n’y aura QUE du beau monde dans la rue St-James (à Cahors in the Lot)… ». Et elles avaient vu juste ! Imaginez : Jacques Brel, Joe Cocker, Maxime Le Forestier, Nina Hagen… et j’en passe, y sont tous venus fêter la Musique dans la joie et la bonne humeur…

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… au milieu de ces femmes qui sont tellement jolies…

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Il y en avait tant et tant qu’il ne m’a pas été possible de mettre toutes les photos sur le blog (« Arrrrg! » crie le Kayu). Vous pouvez cependant aller voir vos tronchbinettes en boucle au Barouf pas plus tard que dès maintenant…

Merci à tous et à l’année prochaine !



Le chêne qui avait un caillou dans la chaussure…

Il était un géant, berger de son métier, qui menait son troupeau tout près de Lentillac-du-Causse, in the Lot. Alors qu’il n’était parti que depuis un kilomètre seulement en direction de Figeac, une douleur vive au talon le contreint à s’arrêter là…
« Comment les cailloux ont-ils appris à entrer dans les chaussures mais n’ont jamais appris à en sortir ? »
Le géant, un peu gland, ne put certainement jamais répondre à cette question, car il prit racine et devint chêne. Aujourd’hui, ayant subit l’usure du temps, sa chassure a disparu, et seuls les taquins cailloux restent au pied du gros arbre, surmontés d’une cheville de 4 m de circonférence.

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Il est dit que si on ne trouve pas de solution à un problème, il faut suprimer le problème. Les moutons qui viennent encore parfois rendre visite à leur vieil ami en s’abritant sous son dru feuillage l’ont bien compris, eux : ils ne portent pas de chaussures…



68 : Le pavé à l’affiche….

beaute.jpgLe pavé messager, mais en 2D…

Lors du mouvement de mai et juin 1968, dans un pays paralysé où l’information est filtrée, l’imagination veut prendre le pouvoir, et l’affiche devient un moyen de communication libre. Simples sérigraphies unicolores au graphisme épuré, au style percutant, où l’efficacité doit prévaloir : messages et revendications en quelques coups de crayons…
Le 15 mai 1968, au sein de l’Ecole des beaux-arts où l’on remet en cause l’académisme, l’art bourgeois, où l’on invite les prolétaires de Flins, des plasticiens déjà professionnels, aujourd’hui très reconnus et réunis dans le mouvement de la Jeune Peinture, créent l’« Atelier populaire », où s’affrontent les artistes du PCF et les maoistes.

Pendant plus d’un mois, des assemblées générales se réunissent quotidiennement pour discuter des thèmes et des slogans à mettre en avant. Les affiches sont réalisées le jour même, retirées gratuitement sur place la nuit, et apposées aux aurores, entre une manifestation et une émeute, pour éveiller les consciences!

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« Ce précieux legs, dont chacun est dépositaire grâce à un anonymat soigneusement préservé, constitue un patrimoine esthétique et culturel majeur du XXe siècle » : la beauté convulsive de ces affiches nous semble loin et pourtant elles sont d’une terrible actualité, car elles ont conservé toute leur force. » A votre avis, pourquoi un certain Roi de la France rêve-t-il de « liquider l’héritage de 68 »… hein ?

dscf2243copie163x400.jpgEnfin, certaines d’entre elles ont échappé à la colle et au pinceau :
Quarante ans après, le Centre de l’affiche à Toulouse prête sa collection « créé dans l’urgence » au Musée Rignault de Saint-Cirq-Lapopie, in the Lot, qui propose au public de renouer avec l’esprit de Mai 68, trait pour trait, du 22 mars au 18 mai 2008.

Ouvert tous les jours sauf le mardi
de 9 h 30 à 12 heures et de 14 h 30 à 18 heures
Entrée gratuite
Contact : 05 65 53 40 00

(suite…)



Les Pisolithes : perles des cavernes…

Les grottes sont nées des amours lentes de la roche et de l’eau : durant des centaines de milliers d’années, patiemment, les eaux phréatiques (légèrement acides) creusèrent peu à peu dans la roche calcaire, en s’infiltrant par quelques fissures, tout un réseau de puits, de tunnels et de grottes… Jusqu’à ce qu’ un jour, fatiguées, les eaux ne se calment et que les grottes se transforment en un monde de silence… à moins que…

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Plic…ploc… L’eau est toujours là… Plic… Un filet intermittent alimente encore une vasque… Ploc… Chuuuuuuuuuutt… Dans ce nid pourtant sombre et froid sont en train de naître les joyaux d’un véritable trésor… plic… plic… De petits grains de sables sont bercés par l’eau vive dans dans les cavités de la roches. Ploc… Roulant sur eux-même, ils s’enrobent de couches concentriques minces de calcite, plic… pour grandir et former des petites billes blanches (certaines parfaitement sphériques), plic… ou des « toupies », plic… (germes qui ont tourné sur le dos), ploc… et finissent de se polir sous l’action de l’eau vive… Plic… ploc… plic-ploc… Voici les perles des cavernes : les pisolithes, plic… Ainsi, grâce à l’eau, le caillou redevient caillou… ploc!

Les pisolithes (du latin pisum, «pois»), ces étranges concrétions ressemblant tant par leur aspect que par leur mode de fabrication aux perles qui se forment dans les huîtres, sont visibles en vrai de vrai à la grotte de Pech-Merle, in the Lot, ou en photo ci-dessous:

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Les autres photos ont été prises par Christophe Prevot, à la carrière souterraine de Savonnières-en-Perthois. Allez vite en voir plein d’autre toutes aussi magnifiques en cliquant ici…

Et puis pour en savoir plus sur la formation des concrétions, vous aurez le sourire en cliquant là…

 



Les amoureux du Célé

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En longeant le Célé, si vous avez la chance d’aller un jour à Cabreret in the Lot, vous pourrez croiser un étrange caillou trônant au milieu de la rivière. Pour la petite histoire, il est dit que des amoureux adultères se donnaient régulièrement rendez-vous au bord de l’eau, à l’abri sous les arbres. Mais l’idylle fut de courte durée : l’automne venu, il n’y eut plus de feuillage pour cacher leurs ébats… et la montagne les surprit ! Aussi, furieuse, la falaise se fissura et jeta sur eux le morceau de roche afin de les punir…



Cailloux mis à nu

Que s’est-il passé dans ce coin du Causse pour que la Nature nous fasse don d’un tel spectacle : un arbre pluriel semble avoir tenté de s’arracher à la roche….

Ils étaient pourtant étroitement liés : ils partageaient le même humus , et cotoyaient les mêmes animaux ; il lui décrivait la lune, qu’il pouvait voir depuis sa cîme ; elle capturait pour lui la chaleur de la journée et le peu de terre disponible sur les alentours.

Un jour pourtant, sans doute appelé par quelque forêt lointaine, dont le vent conte les récits en s’accrochant dans les branches, l’arbre s’est détaché de la blanche rocaille. Soulevant son tapis de racines, il prit possession de leur manteau protecteur, la livrant ainsi aux morsures du soleil mais aussi à la rudesse des nuits verglacées, avant de tenter de rejoindre d’autres contrées inexplorées…

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Mais l’arbre s’est couché. Il emporte certes en souvenir quelques pierres au coeur de ses racines, mais abandonne là ce sol pauvre et pourtant stable qui le maintenait. Un jour peut-être, s’il accepte que les arbres n’ont pas de pieds, osera-t-il étendre ses racines pour retrouver le plancher des cailloux….

“ Dis-lui que la crainte de la souffrance est pire que la souffrance elle-même. Et qu’aucun coeur n’a jamais souffert alors qu’il était à la poursuite de ses rêves. ” (Paulo Coelho)



Le Chêne caillouvore

Derrière un petit hameau proche de Limogne, au milieu d’un pré, se dresse le Dolmen de Ferrières-Haut, au lieu dit Pech Levade.

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A coté de l’énorme édifice, datant du néolitique, se dresse un très beau chêne… mangeur de cailloux !!!

Le caillouvore, agé d’une centaine n’années selon Krapito, dut probablement être gêné dans sa croissance par la proximité de l’orthostate (pied du dolmen) à côté duquel il poussait. Il fut donc contraint de briser la roche pour pouvoir faire sa place au soleil.

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Aussi, non content d’avoir fait éclater la roche, voila qu’il se met maintenant à la… dévorer !!! Il ouvre grand une première bouche au ras du sol pour achever le bloc à terre, et une deuxième au milieu du tronc pour attaquer la table…

La nature se rapproprie son oeuvre avec force. Sur un lieu de sépulture, c’est un symbole d’espoir, car encore une fois c’est la vie qui éclate.

Pour accéder à ce lieu insolite, un plan par ici.
Encore plus de mangeurs de cailloux par là…



Crayssac-les-Bains

 

Carrière Crayssac

 

Il n’est pas rare dans le Lot de trouver parmis les cailloux de nombreux fossiles et empreintes, notament des ammonites du nom de Gravesia Gravesiana. C’est un ancêtre du bigorneau persillé qui vivait dans des eaux peu profondes il y à des millions d’années…

Gravesia Gravesiana
Gravesia Gravesiana

Comment est-ce possible, me direz-vous, puisque point d’océan à l’horizon? Point d’océan aujourd’hui mais remontons 140 millions d’années en arrière… Le paysage Quercynois que nous connaissons était une immence lagune, bordure d’un océan nommé Tétys, qui recouvrait alors tout le bassin d’Aquitaine.

Carte Ptéros

A chaque marée, les sédiments déposés puis séchés au soleil écrivaient une nouvelle page de l’histoire du Jurassique :

tome 2 Encyclo du Jurassic Tome1

tome 3 Encyclo du Jurassic Tome2

tome 1 Encyclo du Jurassic Tome3

Capturant empreintes de réptiliens (tortues, lézards, crocodiles et ptérosaures…) venant se repêtre de poissons, coquillages et crustacés ou férus de bains de minuit ; mais aussi témoignant de l’exceptionnelle météo de l’époque (traces de craquelures de boue, gouttes de pluie…).

Pistes crevettes
Piste d’archaeoniscus (crevette)

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Empreinte de crocodile

Kraposaurus
Kraposaurus sur craquelures de boue du 18 janvier -138 ooo ooo avant Jean-Christophe

Le feuillet de calcaire ainsi créé fut remodelé grâce à la poussée des plaques (naissance des Pyrénées) ainsi que par un abaissement général du niveau des mers. A l’érosion en suite de creuser les paysages que nous connaissons aujourd’hui. Voila pourquoi nous nous retrouvons sensiblement à même altitude d’un sommet de colline à l’autre…

Véritable mine d’or, pardon, de calcaire, le site de Crayssac est le terrain de jeu favoris d’un bande de joyeux farfouineurs qui s’amusent chaque année à explorer les pages de cet immence volume encyclopédique de l’histoire de la Planète !

Découverte Croisée des chemins des farfouineurs

Je ne vous en dis donc pas plus mais vous invite, si vous passez par là, à aller les rencontrer….

La Plage aux Ptérosaures, site ouvert au public en été

Renseignements à l’Office du Tourisme de Catus : 05 65 20 86 40

Adresses :

agds3p.free.fr

pterosaures.free.fr

pterosaure.dr15.cnrs.fr



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