Le caillou du moulin de Cougnaguet (in the Lot)

dscf19741.jpgA quoi donc peut bien servir ce caillou ? Puisque cela semblait intéresser Sieur Elfounet j’y réponds présentement :  c’est le contrepoids d’un levier servant à l’écartement des meules d’un moulin à eau, permettant d’obtenir une farine plus ou moins fine. Et comment je le sais ? Parcequ’un fort caillou m’a fait découvrir le magnifique moulin fortifié de Cougnaguet, dans les gorges de l’Ouysse, entre Lacave, Calès et Rocamadour (in the Lot).

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Le principe d’un moulin à eau est simple :
arbre.jpg« L’eau, retenue par les vannes, circule dans un puits  au travers d’une conduite forcée qui en accélère la vitesse, où elle entraîne une roue à augets en percutant une série d’aubes fixes. Ces aubes son reliées à un arbre, qui du coup se met à tourner. L’arbre entraîne alors la meule courante. Ce principe d’entraînement aussi appelé turbine (« turbine hydraulique centripète », pour les intimes) dégage une puissance de 9 cv afin d’activer les quatre meules mais aussi les tamis à l’aide d’un système de poulies-courroies. Le grain, contenu dans une trémie, s’écoule à l’intérieur d’une gouttière en bois dont l’inclinaison règle le débit. Au centre de la meule, un pignon en bois, le frayon, assure par ses vibrations une chute régulière du grain vers l’oeillard de la pierre.


Broyé par ces meules, évacué par la force centrifuge, le grain se déverse dans un baquet. Une fois tamisée, la farine sera ensuite conditionnée en sac et pesée afin d’ętre vendue. Tournant à une vitesse de 80 tours/minute, une meule broie en moyenne 80 kg de grain à l’heure… Au terme de son parcours, l’eau, quant à elle, ressort au travers des quatre arcades correspondant aux quatre meules. »

Bon c’est vrai que dit comme ça on ne se rend pas bien compte… Alors si vous comprenez le semi-patois-murmuré, je vous invite à aller rencontrer le meunier, qui a hérité de son métier de son père, qui le tenait de son père, qui le… bref, le meunier qui est d’une gentillesse rare. Il vit toujours là et qui se fera un plaisir de tout vous expliquer (sa p’tite gnole vaut le détour...).

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Le site de Cougnaguet est un endroit paradisiaque, à voir absolument, mais s’il vous manque la page 277 du Guide Michelin Vert pour y accéder, allez consulter le site en cliquant ici : « clic ».

PS : Petit détail que vous ne trouverez pas dans le site mais en consultant les pittoresques panneaux installés dans le lieu : l’origine de l’expression « bouffer la grenouille ». Elle vient du nom d’une pièce d’usure en bronze, la crapaudine, chargée par le forgeron.

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S’il utilisait un bronze de mauvaise qualité, la pièce ne tenait pas, elle s’usait très vite, et la meule ne tournait plus. Le meunier s’écriait alors : « J’ai bouffé la grenouille ! ». Ici, le meunier est si gentil qu’il l’a remise à l’eau…

 



4 commentaires

  1. eleonor 15 mai

    et bouffer la grenouille c’est pas bien, elle est protégée !
    mais c’est une belle explication et un site qui a l’air agréable
    merci Monsieur le gros caillou d’avoir expliquer ça à ty caillou qui le montre a chaque petite pierre qui croise son chemin!
    C’est beau la culture !

  2. eleonor 15 mai

    je t’attend a ethnicité pour une histoire sans fin, coeur sensible s’abstenir !

  3. tikayu 18 mai

    j’arrive !!!

  4. tikayu 25 mai

    Il y a aussi l’expression « se faire mordre les meules », c’est aussi du caillou, sauf que là on s’y casse les dents….

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