La marelle (de merel, mereau, XIIe s., « palet, jeton, petit caillou »)

« La marelle se joue avec un caillou qu’on pousse de la pointe du soulier. Éléments : un trottoir, un caillou, un soulier et un beau dessin à la craie, de préférence en couleurs. Tout en haut, il y a le Ciel et tout en bas, la Terre ; il est très difficile d’atteindre le Ciel avec le caillou, on vise toujours mal et le caillou sort du dessin. Petit à petit, cependant, on acquiert l’habileté nécessaire pour franchir les différentes cases (marelles escargots, marelles rectangulaires, marelles fantaisie, peu employées) et un beau jour, on quitte la Terre, on fait remonter le caillou jusqu’au Ciel, on entre dans le Ciel. (Et tous nos amours, sanglota Emmanuèle à plat ventre), l’ennui c’est que juste à ce moment là, alors que très peu de joueurs ont eu le temps d’apprendre à conduire le caillou jusqu’au Ciel, l’enfance s’achève brusquement et l’on tombe dans les romans, dans l’angoisse pour des prunes, dans la spéculation d’un autre Ciel où il faut aussi apprendre à arriver. Et parce qu’on est sorti de l’enfance (Je n’oublierai pas le temps de cerises, cria Emmanuèle en trépignant), on oublie que pour arriver au Ciel on a besoin d’un caillou et de la pointe d’un soulier.« 

Cortazar

marelle1210x292.jpgPour jouer à la marelle il faut dessiner une marelle par terre avec une craie, ou la tracer avec un baton sur du sable.
Ensuite il faut lancer le caillou ou la boîte dans la première case, puis sautiller à cloche pied dans les autres cases jusqu’en haut, se retourner, revenir de la même manière et ramasser le caillou au passage. Si le caillou va dans ENFER, hop, on passe son tour.
On ne doit jamais marcher sur les traits ni poser les deux pieds sauf sur les doubles cases (4 et 5 et 7 et 8).
Une fois revenu sur « TERRE » on lance le caillou dans la case numéro 2 et ainsi de suite.
Il existe une variante dans laquelle au lieu de ramasser le caillou on doit le pousser du pied pour le ramener sur la terre.



1 commentaire

  1. natureinsolite 7 mars

    Ah la marelle, quels souvenirs!
    Et après l’insouciance de l’enfance, nous voilà avançant sur le chemin, parfois étroit et sinueux, et trébuchant sur les cailloux… mais un chemin de mille lieux commence par un pas, n’est-ce pas? Et de pas en pas…
    Merci pour d’avoir laissé deux traces de ton passage sur la face cachée, et merci pour le lien. je te le rends bien entendu!
    Marie.

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